Jump to content

Bienvenue dans Le Monde Des

Bienvenue sur Le Monde Des Reptiles

Le Monde Des

  • Ces fiches, les photographies et documents les accompagnant, restent en toutes circonstances la propriĂ©tĂ© exclusive de leurs auteurs respectifs et ne sauraient ĂȘtre reproduites et/ou modifiĂ©es sans leur accord prĂ©alable. Les auteurs vous offre gracieusement leur savoir et leur expĂ©rience, respectez les. De mĂȘme, le contenu de ces fiches relĂšve de la responsabilitĂ© exclusive de leurs auteurs.

     

    Vous ĂȘtes tous invitĂ©s Ă  offrir Ă  la communautĂ© le fruit de votre expĂ©rience et vos connaissances en nous communiquant vos fiches d'Ă©levage. 

    Cette rubrique s’étoffera grĂące Ă  vous, alors n'hĂ©sitez pas 😀

  • cmer
    cmer

    Boa de gomme

    Sign in to follow this  
       (0 reviews)

    Nom scientifique : Charina bottae
    Charina vient du grec "gracieux" et bottae de Paolo Emilio Botta, un explorateur italien, médecin à bord du navire Heros qui visité la Californie vers 1820 et publia Observations sur la faune de Californie

    Nom vernaculaire : boa de gomme, rubber boa en anglais, gummi boa en allemand.

    3 sous-espĂšces :

    Attention, les caractĂ©ristiques des sous-espĂšces ne sont pas nĂ©cessaires (Ă  l’inverse des critĂšres d’espĂšces) mais prĂ©sentes chez 90% des spĂ©cimens de la population ayant servi Ă  la description.
    • C. b. bottae : 45 rangĂ©es d'Ă©caille ou plus ou milieu du corps.
      Couleur allant du marron trÚs foncé au vert olive en passant par les marrons plus ou moins clair.
    • C. b. utahensis : 44 rangĂ©es d'Ă©caille au moins, plus de 191 plaques ventrales. Usuellement marron foncĂ©. Cette sous-espĂšce n'est pas reconnue (incluse dans C. b. bottae) par certains auteurs.
    • C. b. umbratica : 44 rangĂ©es d'Ă©caille au moins, moins de 192 plaques ventrales.
      Usuellement marron clair, parfois rougeĂątre.

    Cette derniÚre sous-espÚce est parfois élevée au rang d'espÚce par des auteurs qui contestent la classification des boas roses dans le genre Charina, pour rejeter l'argument "Un genre ne comportant qu'une espÚce n'a aucun sens puisqu'il n'apporte aucune information." tendant à mettre le genre monospécifique Lichanura dans le genre Charina (description antérieure à celle de Lichanura), et également parfois le genre Calabaria ne contenant que l'espÚce Calabaria reinhardtii (espÚce fouisseuse ovipare d'Afrique tropicale).

    Il fut un temps considéré comme trÚs lié à ce qui est maintenant la famille des scolécophidiens (Typhlopidés et Leptotyphlopidés). Le Ramphotyphlops braminus (serpent se reproduisant par parthénogenÚse apomictique, triploïde), fut par exemple classé dans les Eryx.


    Description :

    Corps plutĂŽt Ă©pais, atteint gĂ©nĂ©ralement une taille de 60cm, mais parfois jusqu'Ă  83cm, le mĂąle est plus petit avec environ 50cm. Le poids ne dĂ©passe pas les 150g, bien moins pour le mĂąle qui en plus d'ĂȘtre plus court est bien plus fin.
    Couleur uniforme, sauf la ceinture ventrale de couleur jaune, orange, ou plus rarement de la couleur du reste du corps en plus clair.

    Il y a un dimorphisme sexuel : un ergot noir de chaque cĂŽtĂ© du cloaque chez le mĂąle (sert lors de l'accouplement, peuvent manquer suite Ă  une perte), ergot trĂšs petit ou inexistant chez les femelles. Chez les femelles, on remarquera tout de mĂȘme la disposition circulaire des Ă©cailles de part et d'autre du cloaque.
    Chez les jeunes, et jusqu'Ă  la troisiĂšme ou Ă  la quatriĂšme annĂ©e, les ergots sont transparents, donc difficiles Ă  voir mĂȘme avec une loupe.
    La taille de la queue peut aider.

    Les boas de gomme nagent, grimpent et fouissent bien. Ils ont une queue préhensile finie par une large écaille et de forme tronquée.
    On remarquera d’ailleurs que leur cƓur est trùs en avant
    ( distance tĂȘte-cƓur / taille < ÂŒ ). Ceci montre bien qu’ils sont amenĂ©s dans la nature Ă  grimper.

    Habitat naturel :

    Les boas de gomme sont sĂ©dentaires et sont souvent trouvĂ©s annĂ©es aprĂšs annĂ©es au mĂȘme endroit Ă  quelques centaines de mĂštres prĂȘt.
    Leur habitat est variable, des habitats arides et rocheux des montagnes californiennes aux prairies humides, en passant par les forĂȘts de conifĂšre.
    Ils estivent lorsque la température est trop élevée en se mettant dans les endroits frais et humide comme sous des souches ou des pierres, hibernent 3 à 5 mois selon les régions, les femelles hibernant plus longtemps que les mùles qui entrent plus tardivement en hibernation et sortent 1 mois avant les femelles.
    Ils ne se nourrissent pas avant la fin du rut.
    Dans certaines localitĂ©s, les femelles non matures ne se nourrissent pas non plus pendant cette pĂ©riode. Certains supposent que cela permet aux futures gestantes d'accumuler des rĂ©serves nĂ©cessaires pour mener Ă  bien leur portĂ© (cette espĂšce Ă©tant sĂ©dentaire, il y a une logique Ă  considĂ©rer les animaux sur un mĂȘme territoire comme parents, cela alliĂ© au problĂšme de la durĂ©e de vie par rapport Ă  la vitesse de croissance et cette stratĂ©gie pourrait presque ĂȘtre acceptĂ©e) .

    En effet, mĂȘme si en captivitĂ©, une femelle gestante pourra (parfois, si elle en a envie) se nourrir jusque un mois avant la mise bas, ce n'est que grĂące au fait que la proie est facile : elle devra Ă©touffer sa proie avec son cou, ce qui est difficile.

     

    RĂ©partition :

    CĂŽte Ouest des Etats-Unis et du Canada.
    L'aire de répartition va au sud jusqu'aux montagnes de San Bernardino et San Jacinto (à l'Est de Los Angeles) , au Nord à la "British Columbia", à l'Est dans l'Idaho, l'Utah, le Nord du Nevada et du Wyoming et le centre du Montana.
    La sous-espĂšce Charina bottae umbratica est trĂšs rare (et protĂ©gĂ©e), prĂ©sente surtout dans le contĂ© de San Bernardino Ă  une altitude de l’ordre de 2000 m.

    charina_b_carte.jpg


    Comportement :

    Ce serpent est crĂ©pusculaire et nocturne, mais ses sorties sont surtout rĂ©gulĂ©es par la tempĂ©rature qui ne doit pas ĂȘtre trop chaude. Ainsi, en Ă©tĂ©, on les verra sortir aprĂšs une pluie rafraĂźchissante, et en captivitĂ©, ce comportement est conservĂ© et on verra sortir les serpents aprĂšs une pulvĂ©risation d'eau fraĂźche sur le sol.
    Une faible luminosité de jour allié à un chauffage par lampe infra-rouge permet de voir réguliÚrement des serpents sortis se chauffer, si la température de la piÚce est suffisamment fraßche ou si les serpents recherchent particuliÚrement la chaleur (digestion, femelles portantes ou mùle à la sortie de l'hibernation).
    Lorsqu'il se sent agressĂ©, ce serpent utilisera deux comportements de dĂ©fense : se mettre en boule avec la tĂȘte de façon Ă  voir ce qui se passe ou faire diversion avec sa queue.
    En effet, il a une queue tronquée particuliÚrement solide grùce au « blindage » d'une grande écaille, écaille qui s'élargit et s'épaissit avec les blessures qu'elle recevra dans le milieu naturel (comme nous le verrons à propos de son comportement alimentaire).

    Chez certains spécimen dans la nature, la queue a été « rabotée » de prÚs de 1 cm !
    L’observation de la queue est un moyen assez fiable de dĂ©terminer si un spĂ©cimen est sauvage ou nĂ© en captivitĂ©.

    S'il est saisi, il peut produire un musc odorant, mais en trÚs faible quantité seulement, rien de comparable à certaines couleuvres.

    En cas d’excitation intense, il pourra se couvrir le corps de musc. Mais il faut vraiment la chercher, mĂȘme un animal sauvage attrapĂ© ne se comporte que rarement comme ça.

    En captivitĂ©, toutes ces dĂ©fenses sont abandonnĂ©es : ces animaux se manipulent sans problĂšme, ne mordent jamais et acceptent la prĂ©sence et le contact humain qu'ils trouvent mĂȘme agrĂ©able puisque chaud : lorsqu'ils sont pris du terrarium, s'ils sont chauds ils vont essayer de s'enfuir doucement, s'ils sont frais, ils auront tendance Ă  de lover autour des doigts et du poignet ou Ă  rentrer dans la manche, cela pour se rĂ©chauffer, Ă©videmment.

    Ils semblent quelquefois indiffĂ©rents Ă  la manipulation, ce qui ne veut pas dire qu'il faut les embĂȘter tout le temps. Ainsi, une semaine aprĂšs sa sortie de l'hibernation, j'ai attrapĂ© le mĂąle qui se chauffait sous la lampe pour lui proposer un souriceau qu'il a naturellement refusĂ©. AprĂšs 10 minutes passĂ©es avec le souriceau dans la boĂźte, je le remets dans le terrarium, il va directement se lover sous la lampe – Ă  un endroit exposĂ© alors qu'il y a plein de cachettes.

     

    Maintenance :

    Je conseille un terrarium plutĂŽt sombre pour qu'ils sortent plus souvent et proposant un coin frais.

    Le mien est en bois avec la vitre perpendiculaire Ă  une fenĂȘtre orientĂ© Nord, sans Ă©clairage. Ca semble leur convenir trĂšs bien. Il faut tout de mĂȘme que le jour et la nuit soient marquĂ©s...
    A leur arrivée, ils étaient stressés par la lumiÚre, ils acceptent maintenant un néon.

    Les températures correspondent au milieu tempéré dont il vient, un peu plus froid de jour si on souhaite qu'ils sortent de jour.
    On observera leur comportement pour ajuster les températures, sachant qu'il vaut mieux trop froid que trop chaud. Un point chaud à 25°C est suffisant. Une température uniforme de 18°C à 23°C est satisfaisante.

    Un chauffage n’est donc pas absolument nĂ©cessaire, mais, Ă©videmment, s’il n’y a pas de chauffage, il faut faire trĂšs attention aux changements de tempĂ©rature : cette espĂšce tolĂšre trĂšs bien les basses tempĂ©ratures mais ne supporte pas mieux qu’une autre les refroidissements (mais, en partant de 18°C ambiant, il faut le chercher
 ).

    Les tempĂ©ratures trop chaudes ne doivent pas ĂȘtre maintenues trop longtemps, mĂȘme si une tempĂ©rature constante Ă  30°C ou un pic Ă  35°C est supportĂ©.

    Ca n’est nĂ©anmoins pas bien supportĂ© : Ă  une tempĂ©rature contrainte de 29°C de jour et 27°C de nuit, un mĂąle de 50g est passĂ© Ă  45g en une semaine
 plus que la perte en 3 mois d’hibernation.
    Evidemment, incapacitĂ© de s’alimenter Ă  cette tempĂ©rature...

    Pour simplifier, si vous ĂȘtes dans une rĂ©gion chaude, installez la climatisation, mettez le terrarium dans une cave ou faĂźtes les estiver dans une cave.
    L'humiditĂ© ne doit pas ĂȘtre Ă©levĂ©e, et il doit y avoir des zones sĂšches, mais aussi des cachettes humides qui leur permettent de prĂ©parer la mue.

    Les animaux devraient toujours avoir le choix entre des places humides et sĂšches Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme des zones fraĂźches et chaudes.
    A aucun endroit, le sol ne doit ĂȘtre mouillĂ©, il doit rester sec au contact.
    Le mieux est que chaque cachette soit vaste et bien aérée, avec une petite partie humide.

    Un bac d’eau est important pour qu'ils puissent se baigner.

    Une hibernation d’au moins 3 mois dans le noir est nĂ©cessaire Ă  la reproduction (entre 8°C et 15°C de prĂ©fĂ©rence, optimum Ă  12°C).
    Ils restent partiellement actif à ces températures et doivent avoir un bol d'eau propre en permanence (vous les verrez parfois se baigner).

    Un point est trĂšs amusant : je n’ai jamais constatĂ© de dĂ©jection dans l’eau ou dans une cachette, elles sont toutes dĂ©posĂ©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© froide (asses peu frĂ©quentĂ©e) du terrarium.
    Cela confirme la sĂ©dentaritĂ© de l’animal : ils ne souillent pas leur cachette qui est toujours la mĂȘme et sortent pour dĂ©poser les dĂ©jection (deux causes logiques : l’odeur et surtout les problĂšmes sanitaires), et ne souillent pas non plus leur point d’eau habituel (mĂȘme si il peut leur arriver de se baigner).

    Pour finir, je n’ai jamais eu de difficultĂ© de mue, et elles sont toujours parfaites, il y a fort Ă  parier qu’une mue imparfaite indiquerais un problĂšme sĂ©rieux.
    En revanche, ces mues n’apparaissent pas Ă  intervalle rĂ©gulier.

    Nourriture :

    Dans la nature, cette espÚce se nourrit principalement de bébés rongeurs ou oiseaux qu'ils vont chercher au nid, et également de lézards et rarement de serpents (Thamnophis).
    Lorsqu'ils trouvent un nid, ils essaient de manger toute la portĂ©e, et c'est lĂ  que sa queue sert : le serpent fait diversion (pour que les parents frappent la queue et non la tĂȘte) en tortillant la queue de façon Ă  suggĂ©rer que c'est sa tĂȘte. Cela n’empĂȘche de trĂšs nombreuses blessures sur le corps constatĂ©es sur les animaux sauvages.

    Comme cette espÚce vit à une température fraßche et fait de gros repas, il est évident que les repas sont rares.

    Ce comportement peut ĂȘtre reproduit en captivitĂ© (gros repas occasionnels) mais ces serpents peuvent aussi ĂȘtre nourris plus rĂ©guliĂšrement avec de petits repas.

    Il faut tout de mĂȘme faire attention de ne pas rendre les animaux trop gros en les sur-nourrissant, mais c'est assez facile en examinant l'Ă©paisseur de la queue (et en pesant) de savoir si un animal est trop gros ou trop maigre et d'adapter en consĂ©quence le rĂ©gime.

    Il vaut mieux (comme chez tous les serpents et en particulier les boïdés) sous-nourrir (ça n'entraßne qu'une croissance lente) que sur-nourrir, qui entraßne au mieux une vie plus courte, au pire la stérilité ou une mort par cirrhose du foie.
    Lors de la digestion, les animaux rechercheront une température plus chaude, mais elle n'est pas nécessaire.

    Cf article de Michael E. Dorcas "The Thermal Biology of Digestion in Rubber Boas (Charina bottae) : Physiology, Behabior, and Environmental Constraints"

    Ils peuvent digĂ©rer Ă  12°C mĂȘme si on ne peut le conseiller, la vitesse maximale de digestion est Ă  25°C.
    Ils régurgitent à 10°C et 35°C et ont de grande difficulté à digérer à 30°C.

    Remarque : vous ne les ferez pas manger Ă  30°C : Dorcas les a d’abord fait manger, puis portĂ©s aux tempĂ©rature voulues.
    Par contre, à 16°C, pas de problùme, ils s’alimentent.

    On remarquera Ă©galement un article du mĂȘme auteur sur la rĂ©gulation de la tempĂ©rature chez ces animaux en libertĂ© ; un rĂ©sultat trĂšs intĂ©ressant : mĂȘme de nuit, la tempĂ©rature de la tĂȘte (mesurĂ©e dans la bouche) est rĂ©gulĂ©e Ă  22°C indĂ©pendamment de celle du corps (mesurĂ©e au cloaque) qui va de 20°C Ă  26°C en fonction de l'activitĂ© (inactif, dĂ©placement, digestion, incubation).

    A noter que la tempĂ©rature prĂ©fĂ©rĂ©e pour l’incubation est de 28°C, cependant, lorsqu’une femelle gravide incube, elle choisira de faire descendre sa tempĂ©rature vers 26°C. Ceci montre bien la difficultĂ© de digestion Ă  trop haute tempĂ©rature.

    En pratique, quelques BB souris ou blanchons tous les mois ou tous les deux mois est parfait. Un jeune de plusieurs mois est indiffĂ©rent, mĂȘme pour un jeune, si la tempĂ©rature n’est pas trop Ă©levĂ©e. Ceci est probablement positif pour une femelle non reproduite.
    Mes animaux acceptent sans difficulté le congelé.
    Les laisser 1 mois sans manger avant l'hibernation, surtout si celle-ci se fait à une température inférieure à 10°C (impossibilité de digérer).

    Reproduction :

    Cette espÚce est ovovivipare et les portées comptent de 2 à 8 jeunes de 18 cm environ pour 8 à 12g.
    Les femelles doivent avoir hiberné longtemps pour se reproduire, et faire au moins 52cm et 90g.
    Ces conditions ne sont atteintes que vers l'ùge de 8 ans (souvent plus) dans la nature, parfois la moitié en captivité si la température est élevée et la nourriture abondante, mais ça n'est pas préférable. Mieux vaut attendre 5 ou 6 ans.
    Dans la nature, les femelles ne portent pas tous les ans, mais plutĂŽt tous les 3 ou 4 ans. En captivitĂ©, mĂȘme si les femelles se reproduiront volontiers tous les ans, il est fortement conseillĂ© de ne les faire porter que tous les 2 ans, pour augmenter leur espĂ©rance de vie, trĂšs Ă©levĂ©e si les conditions sont bonnes : Ces animaux vivent souvent plus de 20 ou 30 ans.
    De mĂȘme, il y a une trĂšs forte corrĂ©lation entre la durĂ©e de vie totale et la vitesse de croissance et l'Ăąge de la premiĂšre reproduction (Ă©tudiĂ© prĂ©cisĂ©ment chez les Eryx spp).

    Un spĂ©cimen a plus de 45 ans : c'est une femelle qui a Ă©tĂ© capturĂ©e pour la premiĂšre fois il y a 30 ans alors qu'il avait fini sa croissance – ce qui suggĂšre qu'il a plus de 15 ans (forcĂ©ment plus de 15 probablement plus de 20) – et qui a encore portĂ© en 2000.

    Les jeunes ne mangeront souvent pas avant une hibernation. Ils sont nourris de souris nouveaux-nĂ©, une fois par mois (ne pas s’inquiĂ©ter si l’un rate un ou deux repas).

    Il est intéressant de remarquer que quelquefois, dans la nature, des nouveau-nés ne mangent pas avant 18 mois et deux hibernations, mais survivent ! Evidemment, pendant ces 18 mois, ils sont au frais.

    Dans cette optique, les nouveaux nĂ©s doivent ĂȘtre maintenus Ă  une tempĂ©rature fraĂźche: ils ne consommeront pas trop vite leur rĂ©serves. Si on arrive pas Ă  les maintenir Ă  moins de 24°C, il sera certainement profitable de les mettre directement Ă  la cave.
    Les nouveaux nés tendent à se tenir en zone humide et à se baigner souvent, c'est pourquoi il est préférable de ne pas en mettre trop ensemble (ou alors, les mettre dans un trÚs grand terrarium) : ceux qui se baignent constamment mouilleront tout le terrarium et un spécimen qui recherche un endroit sec risque des problÚmes de peau.
    Il pourra ĂȘtre utile pour les amener Ă  manger de donner aux souris une odeur de lĂ©zard ou de pratiquer le "braining".
    Dans la nature, ils se nourrissent Ă©galement de petits lĂ©zards et d'Ɠufs de lĂ©zards, dans certaines zones de Californie, c'est la base de leur nourriture (seulement pour les jeunes, et car les rongeurs sont rares).

    Si le terrarium des parents est conçu de façon adaptĂ©e (impossibilitĂ© de dĂ©placer le dĂ©cor pour les adultes, bac d’eau accessible, bonne couche de substrat, et surtout, taille suffisante) les jeunes pourront trĂšs vite ĂȘtre remis avec les parents, qui ne les mangeront pas – en tout cas, pas chez moi, ni chez ceux qui ont essayĂ© jusque maintenant – (faire attention lors des repas, tout de mĂȘme, et en particulier ceux des jeunes, on pourra les laisser quelques jours de cĂŽtĂ© le temps qu’ils perdent l’odeur de souris).

    Conclusion :

    Cette espĂšce n’est pas particuliĂšrement dĂ©licate, mais ses besoins sont inhabituels, en particulier en matiĂšre de tempĂ©rature.
    Il est impératif de les respecter mais ainsi, il vous apportera de grandes satisfactions, comme à moi.
    On se gardera d’élever des animaux sauvages (dont l’origine est nĂ©cessairement illĂ©gale vu les lois amĂ©ricaines et Ă©galement l’absence de quota d’exportation de la CITES) qui prĂ©sentent de grosses difficultĂ©s, en particulier, l’impossibilitĂ© de les nourrir avec des souris domestiques (il faut des « deer mice » Peromyscus maniculatus trĂšs jeunes).
    On notera que cette espĂšce pourra ĂȘtre Ă©levĂ©e pour nourrir les BBs rĂ©calcitrants.

    Elle ne devrais pas ĂȘtre installĂ©e dans une salle d’élevage consacrĂ©e aux reptiles, souvent trop chaude, mais par exemple dans un appartement oĂč la tempĂ©rature ambiante est adaptĂ©e Ă  son Ă©levage.

     


    Fiche de Henri Mouy

    Sign in to follow this  


    User Feedback

    Join the conversation

    You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

    Guest

    • This will not be shown to other users.
    • Add a review...

      ×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

        Only 75 emoji are allowed.

      ×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

      ×   Your previous content has been restored.   Clear editor

      ×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

      Loading...

×
×
  • Create New...