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Géale

Identification Python (sebae)° natalensis

Messages recommandés

Bonjour,

 

Je viens de capturer un python sebae au Congo Brazzaville (identifié comme tel grâce à l'excellent "Serpents d'Afrique centrale et occidentale" de J-P Chippaux par les caractères suivants : écailles ventrales nettement plus petites que la surface d'appui => Boïdés, sous caudales doubles => genre python, pas de contact entre l'oeil et les labiales supérieures => espèce Sebae). Mais il existait apparemment une sous espèce natalensis (vs sebae), qui n'est pas décrite au Congo Brazza, mais uniquement en RDC (ex Zaïre), (ce serait une première non?) aussi je voudrais savoir s'il existe une clé d'identification sûre pour cette sous espèce, si possible sans avoir besoin de vérifier l'empreinte génétique (c'est pas facile en brousse)...

 

Je vous mettrai des photos dès que mon appareil se sera remis de son bain forcé lors de la capture (des "rock pyton" dans l'eau, je m'attendais pas à ça, mais vu l'odeur qu'il a, je n'ai plus aucun doute sur ses moeurs aquatiques et probablement piscivores...).

 

On pourraît essayer de s'arranger avec google hearth pour pouvoir mettre des "layers" avec les lieux de résidence de ceux qui le désirent et de capture d'espèces formellement identifiées...

 

Bon, je vais mettre un autre post pour ça...

 

La bise du Congo où il fait chaus et beau...

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Nataliensis est l'espèce (ou sous-espèce suivant les auteurs) australe, je ne pense pas qu'on le rencontre au Congo. Je sais que sur la côte est il remonte jusqu'en Tanzanie, mais je ne crois pas qu'il soit présent en Afrique occidentale. Tu as certainement capturé un Python sebae sebae. Quoi qu'il en soit, sebae autant que nataliensis sont de véritables estomacs ambulant capables d'engloutir à peu près tout ce qui bouge pourvu que ce soit copieux, mais le poisson n'est pas leur plat favori. Ces animaux sont plutôt spécialisés dans les proies à sang chaud de grande taille, pouvant même aller jusqu'à l'impala adulte ou la chèvre domestique pour les plus grandes femelles.

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Hé bien cela m'a simplement surpris car je n'avais vu du sebae qu'au sénégal et c'était plutôt en zone aride, c'est cela qui m'a fait penser qu'il s'agissait de la (sous)° espèce natalensis car les habitats sont complêtement différents. En ce qui concerne la répartition, il semble que le natalensis soit décrit en RDC qui est frontalier avec la Congo Brazza, ce qui explique l'origine de ma recherche...

 

Si quelqu'un a un moyen d'identification fiable et suffisament simple, ce serait sympa.

 

Merci à ceux qui ont apporté de premiers éléments de réponses sur l'aire de répartition, quand à mon étonnement il n'était pas tant de le trouver dans l'eau mais plutôt de découvrir qu'il disposait de glandes odorantes qui rapellent l'odeur des natrix de toutes espèces qui hantent nos rivières...

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Il fait 1.10m du bout du nez au cloaque. Je vous rapelle que je cherche toujours de critères d'identification fiables et, si possible simples pour cette espèce...

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Dès que je peux, mais comme ce genre de bestioles ne se touve pas dans nos mégalopoles occidentales (en tous cas pas à l'état sauvage), il va vous falloir un peu de patience, j'aurrais accès à un PC équipé de port USB Lundi, en attendant, patientez...

 

Ah, au fait, je rapelle le sujet qui est une demande de critères de différenciation en P sebae et P natalensis...

 

Merci

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Bonjour,

 

J'ai lu vos appels au secours concernant les clés de détermination des Python sebae et Python natalensis.

 

Voici un moyen assez fiable, basé sur des observations personnelles, pour distinguer les deux espèces l'une de l'autre.

 

Python sebae possède de très grosses plaques céphaliques : deux grosses écailles frontales jumelles sur le dessus de la tête, situées sur la ligne des yeux, beaucoup plus longues que larges, plus longues que le diamètre de l'oeil, arrondies vers l'avant, et séparées de l'oeil par une très grosse supra-oculaire en forme de trapèze, de dimension avoisinant celle de l'oeil lui-même. Les deux frontales jumelles en question sont précédées par une minuscules pré-frontale médiane en forme de petit losange et de deux très grosses pré-frontales presques rondes et encore deux autres allongées avant d'arriver à deux inter-nasales également asez grosses et ovales. Il possède aussi de 4 à 5 fossettes labiales supérieures et deux fossettes labiales inférieures insignifiantes. Sa coloration est brillante, ses contrastes sont bien marqués ches les juvéniles, ses taches sont nuancées de marron foncé se dégrandant en ocre et presque en jaune clair.

 

Python natalensis possède de petites plaques céphaliques : deux moyennes écailles frontales approximativement aussi larges que longues, voire même plus larges que longues, plus petites ou égales au diamètre de l'oeil, situées sur la ligne des yeux, séparées de l'oeil par une écaille supra-oculaire bien plus petite que l'oeil lui-même. Une préfrontale médiane aussi grosse que les deux frontales les précèdent, en forme de triange isocèle dont la pointe rentre entre elles pour parfois presque les séparer, et plate vers l'avant où se situent de toutes petites autres pré-frontales avant d'en trouver quatre autres plus grosses et plutôt arrondies, puis deux inter-nasales comme celles du P s. sebae. Il ne possède que deux fossettes labiales supérieures et deux ou trois insignifiantes fossettes labiales inférieures. Sa coloration est moins éclatante, plutôt dans les tons marron foncé à gris foncé et beige. Par ailleurs, son aire de répartition vers le nord de l'Afrique australe s'arrête au sud de l'Angola et au sud du Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo).

 

Voilà, j'espère que vous serez content d'avoir ces critères de distinction assez sommaires entre les deux espèces, mais suffisants, car concernant le nombre d'écailles dorsales, ventrales et sous-caudales, les fourchettes sont relativement semblables entre ces deux espèces.

 

Si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez-pas, j'essaierai de vous répondre.

 

Saluez bien Sassou de ma part, j'ai travaillé pour lui au moment de sa première période présidentielle.

 

Bien cordialement,

 

Bruno GATTOLIN

Docteur Vétérinaire

www.reptiledoc.com

 

PS : Si ça n'est pas indiscret, que faites-vous au Congo ?

PPS : J'ai pas mal élevé et reproduit de Pythons de Séba au Cameroun (78 à 84) et au Congo (84 à 88). Dans quel lieu précis du Congo l'avez-vous trouvé ? Je connais le pays comme ma poche... pour l'avoir parcouru en tous sens pendant 4 ans, en 4x4, en pirogue, à pieds et même en hélico, et pour y avoir étudié, capturé et élevé, entre autres Crocodylus cataphractus et Osteolaemus tetraspis, le magnifique Naja melanoleuca, le redoutable Dendroaspis jamesoni kaimosae, le rarissime Boulengerina annulata..., sans parler de la secrère Bitis nasicornis..., mais ça c'est une autre histoire qui ne me rajeunit pas...

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Merci pour ta réponse, pour info, je travaille dans le département de la sangha un peu au sud d'ouesso. Je me balade souvent le week-end dans le parc de nouabale-ndoki, mais aussi dans une saline qu'on a créée avec des copains et dont les éléphants, buffles, pothamochères et céphalophes raffolent...

 

Je suis sur un petit site au bord de l'eau et, si tu cherche du Boulangerina annulata, tu vas voir les pygmées qui pêchent dans le fleuve, ils en ramènent toujours dans leurs filets (même s'ils préfèrent le sebae qui est un plat plus coppieux) et se feront un plaisir de te le vendre 2000CFA...

 

Je vais essayer de mettre les coordonnées GPS de l'endroit de capture, de votre côté, vous devriez vous procurer google earth et vous verrez mieux de quoi il s'agit. Il a été capturé dans une rivière marécageuse (mais non rassurez vous c'est pas si terrible que ça que d'être enfoncé dans un marécage en Afrique jusqu'à la taille, ça abime juste les appareils photo, mais au moins, les mouches filaires vous lachent un peu le bas...) et à voir les traces de boue fraiche qu'il y avait dans le passage (je crois qu'on dit une coulée???) d'éléphants où je l'ai trouvé, il n'est vraiment pas dérangé par ces animaux...

 

Quand à Sassou, je préfère m'en tenir assez éloigné, le métier de courtisan présidentiel, n'offrant, en Afrique, qu'une espérance de vie réduite...

 

Bon, il ne reste plus qu'à monter une mission LMDR pour explorer le lac Télé en pyrogue et rammener un mokélé mbembé...

 

@+

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Bonjour,

 

Effectivement si vous habitez en brousse, vous allez avoir le plaisir de rencontrer énormément de bêtes intéressantes, et si, en plus, vous travaillez en zone de forêt inondable comme c’est le cas dans la fameuse « cuvette congolaise », vous avez toutes les chances d’observer le python de Séba dans l’eau ou proche de l’eau.

 

Cette espèce est adaptable à tous les biotopes africains, d’ailleurs son aire de répartition est sans doute la plus étendue de tous les serpents africains, car on le rencontre partout, exception faite du Sahara et des pays situés au nord de celui-ci.

 

Ayant vécu pendant 6 ans au Cameroun, je l’ai personnellement rencontré dans les habitats les plus divers du désert à la savane et à la forêt : les zones semi-désertiques de l’extrême nord du Cameroun vers Mora et Kousséri où il pleut 300 mm d’eau par an, en savane arbustive un peu plus au sud vers Rey Bouba près de la frontière tchadienne où j’étais basé pendant 2 ans à travailler en tant que vétérinaire-zootechnicien avec les éleveurs nomades Peuls Mbororos dont je parle d’ailleurs encore couramment la langue, dans la région de la Bénoué où il pleut 600 mm, en savane arborée humide entrecoupée de forêts galeries sur les plateaux de l’Adamaoua vers N’gaoundéré à 1500 m d’altitude où il pleut 1500 mm où j’ai vécu 3 ans et où la nuit le thermomètre chute parfois jusqu’à seulement 5°C en décembre, et dans l’est vers la frontière centrafricaine où la forêt prend le dessus sur la savane et où d’ailleurs les Mbayas le chassent en s’introduisant eux-mêmes, jambes les premières, dans les terriers d’Oryctérope où le Séba passe ses journées. J’y ai vécu 1 an et j’ai d’ailleurs pu assister à ce genre de chasse traditionnelle très impressionnante que les médias d’aujourd’hui ont diffusés si largement et que tout le monde connaît.

 

Ensuite, ayant vécu au Congo pendant 4 ans, dont 1 an basé près de Loudima dans le sud, entre Loubomo et Makabana, en zone de savane arborée avec galeries forestières et massifs forestiers isolés ou de montagne comme le Mayombe, où là aussi il pleut 1500 mm par an, et où les très nombreux pythons de Séba nous prélevaient tranquillement, durant la nuit, leur « cota » de veaux de 35 à 40 kg dans les grands ranches d’état à la tête desquels j’étais en poste, puis 3 ans basé entre Mindouli, Brazza et Oyo, dans le nord, à explorer les recoins les plus reculés du pays, pour réaliser une mission que je m’étais fixé moi-même - et là, j’avais la plus grande chance du monde de faire ce que je voulais comme action en matière d’élevage bovin - de donner aux petits paysans la possibilité de posséder et d’élever leur propre bétail alors que jusque-là seul l’état s’était octroyé le monopole dans ce domaine et donc le droit de pratiquer l’élevage bovin dans ses grands ranches du sud, tous situés dans les vallées du Niari et de la Bouenza, totalisant alors plus de 200 000 têtes de bétail. Comme j’étais responsable de tous ces énormes troupeaux de bovins, répartis sur 5 immenses ranches, formidable réservoir en viande pour des populations n’ayant pas vraiment les moyens de se payer celle vendue très chère par l’état et seulement dans les villes, j’ai alors imaginé un système nettement plus « démocratique ». Je l’ai proposé au Ministre du Développement Rural de l’époque, Iti Ossétoumba, qui a été immédiatement séduit et qui en a évidement parlé à Sassou.

 

Ce système consistait à prélever sur quelques années, une partie des bovins des ranches d’état pour les distribuer aux paysans par petits troupeaux de 6 bêtes qu’ils devaient faire reproduire et ainsi augmenter en nombre afin d’avoir leur propre viande d’élevage gratuitement, ou presque, pour nourrir leur famille… Sassou lui-même s’est tout de suite emballé pour ce truc, car il y avait sans doute vu là une façon d’augmenter sa popularité. Il m’a immédiatement convoqué au Palais Présidentiel et m’a alors donné un ordre de mission permanent, que j’ai encore, signé de sa main – et là-bas, quand un ordre de mission émane directement du Président, ça devient tout de suite du sérieux et toutes les portes s’ouvrent par miracle – et c’est comme ça que j’ai pu parcourir pendant encore 3 ans tous le pays avec tous les moyens de transport possibles, Toyota 4x4 évidemment, pirogue, et même l’hélico du président quand il fallait atteindre des zones de forêts inondées comme dans la Sangha, la Likouala, etc. Evidemment, j’ai joué très fin en faisant vibrer sa fibre sensible qui consistait à réveiller la vieille rivalité ethnique et politique nord-sud. En effet, tous les ranches d’état étaient situés au sud du pays parce que les anciens colons français s’étaient installés là autrefois pour fuir les mouches tsé-tsé (Glossina fusca et Glossina palpalis) qui sévissaient au nord, et il avait été décidé jusqu’à lors et sans preuve scientifique que l’élevage était impossible au nord.

 

Mon projet consistait à faire élever des bovins partout dans le pays, par les paysans eux-mêmes et non plus par le seul gouvernement, et aussi bien au nord qu’au sud, même si c’était uniquement en zones de savanes, et comme Sassou est natif d’Oyo, ainsi que tous ses ministres de l’époque, il allait ainsi renforcer sa popularité au nord et l’établir encore plus au sud. C’était pour moi et le président qui suivait mon idée un véritable défi qui devait absolument aboutir. D’ailleurs à Oyo, j’étais basé à son domicile privé, tenu à l’époque par son grand frère. Et après quelques années de mise en place laborieuse, tout cela a bien fonctionné, l’élevage s’est démocratisé, et même si tout n’a pas été facile, notamment d’installer des bovins en zones hostiles à l’élevage à cause de la grande humidité du nord et de tous les problèmes zootechniques et vétérinaires que cela entraîne et surtout de parasitisme, l’élevage est sorti des seuls ranches d’état pour arriver chez les petits paysans, et c’était le but que je m’était fixé. Seule la grande forêt n’a pas vu se multiplier les bovins par manque de possibilité de les nourrir puisque dans la forêt équatoriale, il n’y a pas d’herbe.

 

Autre avantage indirect de permettre aux paysans d’avoir leur propre bétail à élever donc à manger, outre la production de fumier pour leurs cultures, la possibilité de tracter des charrettes et des charrues, etc…, et ceci nous concerne encore plus : ça été un ralentissement notable de la pression de prélèvement de la faune sauvage par le braconnage massif et permanent de la part de ces mêmes petits paysans qui devaient bien nourrir leur famille par un apport de protéines animales autre que la pèche : la viande brousse.

 

Et même si très probablement, l’élevage ne s’est aujourd’hui pas aussi étendu que je l’espérais, même si le braconnage est encore probablement monnaie courante là-bas, il a tout de même heureusement diminué par rapport à cette époque. Je ne sais pas si c’est encore le cas, car j’ai quitté le Congo il y a déjà 17 ans, en septembre 1988, mais à cette époque, des gorilles aux éléphants, des pythons aux tortues, des antilopes aux buffles, des potamochères aux aulacodes (nsibissi), des pangolins aux souris rayées, tout se mangeait. Le plat traditionnel du nord était alors le « ngoki à la mouambe », c'est-à-dire le crocodile nain dit à museau court (Osteolaemus tetraspis) à l’huile de palme…

 

J’ai d’ailleurs aussi lancé avec quelques paysans des environs de Loudima et de Madingou l’élevage de cet aulacode (Thryonomis swinderianus), rongeur appelé localement nsibissi ou encore agouti (alors que ce n’est pas un agouti qui vit en Amérique du sud) ressemblant à un gros cobaye qui est un met de choix dans toute l’Afrique centrale puisqu’il était aussi consommé par les gens au Cameroun quand je vivais là-bas.

 

Ceci d’ailleurs pour dire que je n’ai jamais cherché à « courtiser » qui que se soit dans ce pays, mais qu’au contraire, vu le tapis rouge que l’on m’avait fait à la présidence quand j’ai émis l’idée de mon projet, c’était plutôt moi qui était courtisé, ce qui est bien pratique pour pouvoir travailler ensuite les mains libres !

 

Conséquence directe pour moi, pendant des années, j’ai pu observer et étudier énormément de reptiles sur le terrain, en capturer aussi pas mal pour en reproduire dans leur pays même, ce qui représente un intérêt indéniable. C’était le paradis sur terre...

 

Pour en revenir à notre python de Séba, autant au sud du Congo et dans les plateaux Batékés par exemple, il fréquente les savanes et se nourrit surtout de mammifères, autant dans le nord, en forêts inondables, il est contraint de fréquenter les rivières, les marécages et même le fleuve Congo lui-même, notamment en se laissant emporter sur les radeaux de jacinthes d’eau. Il s’y est d’ailleurs remarquablement bien adapté et il y mène une activité aquatique quasi permanente. C’est un excellent nageur et plongeur, qui ferait rougir de jalousie son grand cousin éloigné sud américain Eunectes murinus, et surtout il a pu alors développer un régime alimentaire plus qu’opportuniste car il se nourrit de tout : mammifères (rongeurs et céphalophes), oiseaux d’eau, jeunes crocos, Varanus niloticus, poissons parfois, et même tortues aquatiques car j’en ai attrapé un, vers Mossaka, qui avait régurgité après sa capture une belle Trionyx triunguis, qui elle aussi est d’ailleurs très appréciée des gens, et qui atteint des tailles impressionnantes au Congo de plus de 80 cm de longueur.

 

Vous savez, je pense assez peu probable que vous puissiez rencontrer Python natalensis autant au nord, en effet tous les auteurs spécialisés dans les reptiles africains s’accordent à écrire que son aire de répartition a approximativement pour limite nord le sud de l’Angola et de l’ex-Zaïre, et le nord est de la Tanzanie. Maintenant, on ne sait jamais, les rares pygmées du lac Téllé ont bien rencontré le Mokili Membé, dinosaure qui hante leur légendes depuis la nuit des temps… pourquoi ne pas rencontrer Python natalensis dans ces régions encore si mal connues car si mal explorées au regard des difficultés à s’y déplacer. On ne sait jamais, il ne faut jurer de rien…

J’irai même jusqu’à vous souhaiter d’en capturer un et même plusieurs, non pas de Mokili Mbembé, non c’est bien trop gros à attraper, mais de Python natalensis. Ce serait une belle première.

 

Encore que, l’histoire se répète souvent, en effet, en 1986 et en 1987, à deux reprises, j’ai eu la chance et surtout l’immense surprise de capturer dans la région de Djambala, devinez quoi ? Deux beaux spécimens de Naja haje !!! Que pouvaient-ils bien faire par ici ??? Si loin de leur aire connue de répartition en région sèche totalement située très loin au nord et à l’est de la formidable barrière infranchissable que constitue la forêt équatoriale qui recouvre la totalité du Gabon, le sud du Cameroun, le sud de la RCA, le sud du Soudan et enfin l’Ouganda, et vers le sud et l’est, la masse forestière imposante du zaïre et des pays des grands lacs. Ma façon d’imaginer un scénario pour que soit possible la présence de tels isolats de Naja haje dans les plateaux Batékés du centre du Congo était la suivante. On peut éventuellement penser qu’au cours d’une série d’années très sèches, il y a plusieurs siècles ou millénaires, des individus se soient aventurés années après années très au sud ou très à l’ouest de leur aire d’origine et se soient laissés emportés lors de crues soudaines sur des radeaux de branchages dérivant sur les affluents de l’Oubangui par exemple. Arrivés par le fleuve Congo au niveau de l’actuelle embouchure de la Léfini, qu’ils s’y soient échoués et aient conquis ces territoires ou le biotope de savane sèche sur un sol sableux et bien drainé rappelle le leur. Ils ont pu ensuite y faire souche en s’y adaptant !

 

Et bien, pour notre ami Python natalensis, pourquoi ne serait-il pas possible que des individus emportés par des crues du Congo, prenant sa source très loin au sud du Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) aux confins de la Zambie et de la Tanzanie, ne se soient pas retrouvés à dériver jusqu’au nord Congo où vous auriez pu tomber dessus, contre toute attente, vue la grande méconnaissance que l’on a actuellement de ces contrées mal explorées ? Allez-y cherchez, je vous y encourage puisque vous travaillez sur place. Et on pourra en faire une publication scientifique ensemble si vous le souhaitez.

 

Je ne connaissais pas le parc de Nouabale Ndoki où vous travaillez, car il n’existait peut-être pas à cette époque en tant que réserve, car je suppose que c’est une réserve, mais je connaissais un peu la réserve d’Odzala au nord de Mbomo pour y avoir fait quelques séjours décevants car déjà « mal fréquentée » par les blancs de Brazza. Par contre, je connais encore mieux la forêt profonde longeant la Sangha au nord d’Ouesso pour y être parti plusieurs fois en expédition en pirogue pour rejoindre des pygmées vivant en face de la pointe sud est du Cameroun, et ce, presque jusqu’à la frontière centrafricaine. D’ailleurs, au hasard de mes aventures en brousse, j’avais fait la rencontre d’un certain Michel Courtois avec qui j’avais vite lié amitié car il avait une peur bleue des serpents… c’est pas rare, et parce que nous avions le même avis sur son ancienne activité professionnelle. C’était un ancien « marqueur d’arbre » de la société forestière « Bois-Sangha » qui s’était révolté contre le système d’exploitation honteux qui était fait, et qui est encore fait, des forêts équatoriales par les grosses sociétés occidentales. Il avait alors décidé « d’entrer en brousse » avec son ancienne équipe de pygmées pour y vivre en pleine autonomie. Je ne sais malheureusement pas ce qu’il est devenu depuis. Nous avons passé des nuits entières à échanger des appels nasillards avec les crocodiles à museaux étroits, ou faux gavial africains, (Crocodylus cataphractus) qui peuplaient les « bailles » de cette forêt dense. C’était d’ailleurs là que j’avais vu mes premiers « boomslangs bleus », quand je dis bleus, c’était en réalité une forme aux reflets bleutés de Dispholidus typus, qui sont plutôt verts, parfois bruns et même tout noir plus au sud.

 

Concernant l’aire de répartition de Python natalensis, il se peut aussi qu’il y ait des individus et même une forme intermédiaire entre P. natalensis et P. sebae au niveau des régions où se rencontrent leurs aires de répartition. En effet, si peu de différences anatomiques distinguent vraiment Python natalensis de Python sebae : une coloration moins éclatante et moins brillante, des teintes plus froides, grisâtres au lieu de tons orangés et marron roux, deux fossettes thermosensorielles labiales supérieures au lieu de 4 ou 5 ou plus, une taille un peu moins grande à l’âge adulte, seules les écailles du dessus de la tête, les plaques céphaliques (frontales et supra-oculaires) sont vraiment bien plus petites et plus sub-divisées et pourraient être le critère anatomique le plus fiable pour la diagnose précise. Ou bien encore, mais il faut disposer des possibilités techniques et financières, une recherche génétique pourrait seule nous apporter une vraie réponse.

 

D’ailleurs, encore beaucoup d’auteurs ne considèrent pas ces deux espèces comme distinctes l’une de l’autre, mais considèrent que l’on a tout simplement deux sous-espèces de Python sebae, c'est-à-dire Python sebae sebae et Python sebae natalensis, c’est tout dire…

 

Au fait, laissez donc tranquilles ces magnifiques Boulengerina annulata au fond de leur brousse dans leurs rivières natales, d’autant qu’ils ne font de mal à personne. Par contre méfiez-vous un peu plus de Bitis nasicornis qui faisaient, à l’époque, pas mal de décès, surtout parmi les femmes qui travaillaient pieds et mains dans l’eau noire des marigots pour le rouissage de leur manioc…

 

Si j’attrapais tout ce qui pouvait ressembler à un reptile, ce n’était que par pur instinct d’observation, envie d’études de terrain et plaisir passion… concernant les serpents venimeux, pour des besoins de prélèvements de venins aussi, mais c’est tout. Et en plus, je les capturais moi-même en ménageant les bêtes et discrètement, loin des regards, pour ne pas être imité par les gens du cru. En effet, c’est triste à dire, mais surtout, surtout ne leur achetez rien car vous allez leur donner le réflexe d’attraper ou de tuer tout ce qui pourrait être monnayable par les occidentaux ou des intermédiaires. Ceci pourrait engendrer des catastrophes du type de celle que l’on vivait à cette époque où ils capturaient les bébés gorilles en tuant leurs mères afin de fournir les laboratoires des pays de l’est et de l’URSS pour les études sur le sida notamment, ou que l’on vit depuis des décennies au Maroc par exemple pour Uromastyx acanthinura ou Testudo graeca et encore en ce moment.

 

De la même façon, beaucoup de gens, autochtones ou étrangers, fréquentaient des restaurants où l’on servait de la viande de brousse. Cette viande allait de diverses espèces de singes comme le cercocèbe noir, le cercopithèque de Brazza, le mangabey et d’autres, du gorille, des antilopes de toutes espèces, du varan du Nil, du pangolin, de la tortue molle (Trionyx triunguis), évidemment du ngoki, du nsibissi et du mboma, etc… en bouillon, en sauce pimentée, en grillade et j’en passe. Alors le mieux est de ne pas fréquenter ce genre d’endroit comme le faisaient les européens voulant goûter à la cuisine traditionnelle, car on aggrave évidemment la destruction massive de toutes ces espèces sauvages !!!

 

D’ailleurs, si ça peut vous être utile, et du peu de souvenir qu’il me reste des deux langues nationales du Congo que sont le Kikongo au sud et le Lingala au nord et au Zaïre, Osteolaemus tetraspis se dit ngoki au nord, Dendroaspis jamesoni se dit ndouna au sud, Python sebae se dit mboma un peu partout et serpent en général se dit nyoka. Tout le monde m’appelait d’ailleurs « Moundélé nyoka » qui signifie « le blancs des serpents ».

 

Je vous souhaite de bien profiter de la chance que vous avez de travailler là-bas pour faire plein d’observations de terrain, de très belles photos (encore plus belles et bien plus faciles aujourd’hui grâce au numérique, car à cause de l’humidité excessive et de la chaleur, j’ai perdu des milliers de diapos faites à cette époque !!!), de bien vous porter en faisant attention au palu, là où vous mettez les pieds et le reste…

 

Si vous le souhaitez, et ça ne me dérangerais pas le moins du monde et même au contraire vu que je suis intarissable sur mes aventures africaines, 10 ans c’est quelque chose, et ça peut vous servir sur place, et qu’en plus je suis très légèrement bavard, on pourrait continuer à entretenir ces conversations directement par e-mails plutôt que sur le forum, car je ne suis pas certain que nos histoires intéressent grand monde sur un forum… C’est plutôt le lieu de petits messages et non de grands discours.

 

Voici le mien [email protected], merci de bien vouloir m’envoyer le votre.

 

En plus je ne suis pas spécialement adroit pour me connecter sur un forum. Je trouve que par e-mail c’est plus facile. D’ailleurs, et c’est pas de chance, je n’ai pas pu non plus me connecter sur votre adresse mail. Alors si vous en aviez une autre… celle de votre lieu de travail éventuellement. A là là, si on avait eu la chance d’avoir Internet à cette époque, et les téléphones portables, et les GPS, et la photo numérique, et les ordinateurs portables, je serais devenu complètement fou, déjà que sans…

 

 

Bien cordialement et à bientôt peut-être où vous me direz ce que vous faites exactement et dans quel cadre, privé ou professionnel, si ça n’est pas indiscret.

 

 

Bruno GATTOLIN

Docteur Vétérinaire

www.reptiledoc.com

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quel CV, quelle expérience, ça force le respect.

 

je suivrais la formation du centre de ce monsieur sans rechigner, si j'avais l'occasion, c'est évident que ce serait 2 semaines riches et intéressantes! :]

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Bienvenue Docteur Gattolin!

 

J'espère que vous n'hésiterez pas à vous reconnecter, car votre présence est un plus incontestable sur ce forum!

 

Passionnants ces échanges... ça me donne envie de voyager!

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Il est clair que cela fait plaisir de voir un vétérinaire qui s'occupe (ou du moins qui s'intéresse !!) fortement aux serpents.

Ce petit cours de dialecte africain est sans contexte très intéressant !!!

 

Comme cela au moins je pourrais essayer de voir des serpents à coup sûr si je vais en Afrique.

En tout cas bienvenue

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Bonsoir à toutes et à tous,

 

Eh bien voilà qui fait chaud au cœur…, ça change un peu des insultes d’il y a deux ans. Mais bon, elles venaient, de toute façon, de gens qui ne me connaissaient pas, ou qui pensaient me connaître à travers l’avis sans fondement de gens qui critiquent sans savoir qui sont les uns et les autres, et ce que chacun fait de sa vie.

 

Mais tout ça est de l’histoire ancienne…

 

En tout cas, un très grand et très sincères merci à toutes et à tous pour vos messages de gentillesse.

 

C’est vrai que j’aime les serpents, et ce, par-dessus tout en ce bas monde. Je ne vis que pour eux, et ce, depuis ma plus tendre enfance, si j’exclus bien évidemment ma compagne, mes trois grands garçons et mes parents, il va sans dire. C’est terrible à avouer, mais probablement aussi avant même mes amis, qui vont et qui viennent dans mon existence…, même si la plupart d’entre eux sont aussi des amoureux du monde rampant. D’ailleurs certains d’entre eux ont été mes maîtres, bien plus encore ont été ou sont encore mes élèves, tous les autres sont mes collègues, herpétologues, ça va de soi.

 

Par contre, je ne me fais pas de souci pour ça, des détracteurs, j’en ai pas mal aussi, et pas des tendres, c’est normal, ils ont tous des langues de … vipère !!! Pauvres vipères, c’est vraiment une insulte pour elles, mais elles me pardonnent, car elles, elles m’aiment bien, et je le vois tous les jours.

 

Les serpents venimeux d’abord, les serpents en général ensuite et, d’une façon globale, les reptiles sont tout simplement ma raison de vivre, et je pèse mes mots !

 

 

Mais au fait, revenons à notre ami perdu au fond de la Sangha, au nord du Congo Brazza, est-ce que vous m’entendez ? Allo, allo…

 

Soit il n’a plus d’ordi car il est passer à la flotte ou a pris la pluie, car là-bas au fin fond des forêts denses, quand il pleut, c’est du sérieux, soit il s’est fait dévorer par les moustiques, et là idem, ça grouille et vous assaille, soit la milice populaire l’a mis en prison pour échange de mails avec mention du nom du président, et là, ça vaut les deux autres catastrophes réunies !!!

 

Trois remèdes à tout ça. Pour la flotte : attendre que la soleil revienne et tout mettre à sécher, pour les moustiques : dormir sous sa moustiquaire, non trouée par les fourmis magnans et prendre un comprimé de Lariam chaque semaine pour éviter le palu, quant à la milice : dites lui bien que je suis vraiment un ami de Sassou, du moins, et je l’espère pour vous, s’il se souvient de moi, car ça remonte au milieu des années 80, tout de même. Allez, j’arrive, et on ira en brousse ensemble pour traquer le reptile…

 

Bon, on va attendre quelques jours, d’ailleurs, c’est vrai qu’en envoyant une photo, ce serait mieux et tellement plus facile.

 

 

Au fait, King Baboon, c’est pas très étonnant de rencontrer en Afrique de l’est pour le Swahili, et en Afrique centrale pour le Lingala, un seul et même mot, « nyoka », pour dire « serpent ».

 

En effet, le Swahili n’est pas une langue tribale ou ethnique ancestrale, mais plutôt une langue synthétique et totalement artificielle, créée par l’usage, au fur et à mesure des échanges commerciaux le long des côtes est-africaines puis peu à peu de plus en plus vers l’intérieur des terres durant les siècles passés. C’est d’ailleurs ce qu’on appelle une langue véhiculaire (à ne pas confondre avec vernaculaire). Elle a été créée à partir d’un mélange de langues Bantoues locales, et notamment le Lingala, parlé à l’origine au nord-Congo, au Zaïre, et même dans la région des grands lacs est-africains, de Kikouyou, de Massaï et d’autres encore que j’ignore, et surtout d’arabe, qui fut la langue commerciale des navigateurs de l’océan indien pendant des siècles. Je crois même qu’on y retrouve aussi quelques mots des langues d’origine indienne et pakistanaise comme le Hindi, le Sanskrit, le Ourdou, etc. Mais bon, c’est à peu près tout ce que je sais sur le sujet. Car si je peux prétendre parler très couramment le Peul, je ne connaissais qu’assez peu de vocabulaire du Lingala et du Kikongo, et à part Djambo et Bouhana, que j’ai pu apprendre comme tout le monde dans les films de Tarzan, ou le feuilleton Daktari, quand j’étais enfant, c’est tout ce que connais du vocabulaire Swahili…

 

C’est tout pour ce soir, je suis d’ailleurs plus qu’épuisé par mes stagiaires, mais c’est une bonne fatigue…

 

Bon, eh bien bonne nuit à toutes et à tous, en attendant d’avoir une réponse de Géale.

 

Bruno GATTOLIN

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C'est bien agréable a lire de tel récit. On s'evade aux pays des songes le temps de la lecture. Vous avez d'excellent talent de narateur. :)

Merci pour cette agréable demi heure passée a vous lire.

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Invité Taipan

tu as résumé mes pensées Acrius!

je me régale à lire ses posts!

j'ai l'impression de lire un livre!

en tout cas ça fait plaisir d'avoir Mr Gattolin parmis nous.

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Désolé pour le retard de lé réponse, je me suis bloqué le dos en portant ces foutus sacs de sel à une saline (en plus de chaos du 4x4) et je suis cloué au lit, avec un gentil toubib qui m'injecte des cocktails hallucinogènes... Ici, y'a pas trop de moyens de diagnostic alors, on soigne le pire en espérant que ce n'est que le meilleur... Mais bon, on n'est pas trop isolés quand même vu qu'on a une connexion internet, même si on se la partage difficilement... J'ai quelques trucs à vous faire passer et j'imprime les posts précédents qui seraient trop long à lire (je dois rendre l'antenne), je vous filerait une réponse demain après-midi, je pense, à un moment ou cela dérangera moins de monde.

 

Au fait, il parrait que nous avons une connaissance commune M Gattolin...

 

Je l'ai eu au téléphone, il était impatient de m'annoncer une bonne nouvelle...

 

A bientôt.

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Bonjour,

 

Voilà enfin un signe de vie depuis les tréfonds de la forêt congolaise… on croyait Géale disparu à tout jamais, mais non, heureusement vous êtes toujours en vie, certes avec une petite santé, mais toujours bien vivant. Merci d’avoir rompu le silence radio qui devenait inquiétant…

 

Je vous remercie aussi pour la photo de la «bête» que j’ai effectivement reçue hier par e-mail personnel, et je suis unanime et catégorique, c’est bien un Python sebae sebae que vous avez attrapé-là, et rien d’autre. Il n’y aura donc pas de Python sebae natalensis aussi loin de son aire naturelle de répartition actuellement connue, en tout cas, pas cette fois-ci. Désolé, mais au premier coup d’œil, et même si la photo est plutôt floue, rien ne peut laisser croire que c’est autre chose que le bon vieux Séba, en particulier ses couleurs chaudes et bien contrastées, sa robe brillante et caractéristique, et surtout ses deux énormes écailles frontales jumelles sur le dessus du crâne, séparées des yeux par une grosse supra-oculaire de chaque côté.

 

Je n’ai pas pu vous répondre hier soir car au moment où j’ai reçu votre e-mail, j’ai aussi été appelé pour un urgence, un vêlage, dans nos campagnes environnantes. J’ai d’ailleurs dû faire une césarienne comme c’est souvent le cas en cette saison sur des Charolaises. La vache comme son veau se portent très bien aujourd’hui.

 

Je n’arrive toujours pas à vous envoyer mes e-mails perso et c’est pour cela que j’utilise encore ce forum pour vous répondre. En plus, habitant au milieu des bois et n’ayant donc pas l’adsl à la maison, je suis contraint d’attendre d’avoir un peu de temps en fin de consultations pour pouvoir aller sur Internet avec l’ordinateur du bureau à ma clinique… mais comme je suis débordé de boulot rien n’est si simple. Et pour couronner le tout, en ce moment, je suis en train de passer d’un modem classique à une Live Box, ce qui n’arrange rien car tout plante à tout moment, c’est plantage sur plantage, et ça c’est une vraie galère !!! Vive l’électronique. En ce qui me concerne, je suis plus à même de «réparer» n’importe quelle bestiole que de «bidouiller» mon ordi !!!

 

Comme vous le dites si bien, nous avons effectivement une connaissance commune, comme quoi le monde est vraiment minuscule et le hasard fait toujours aussi bien les choses… votre ami F, que je ne connaissais pas avant d’avoir en mains son dossier de demande de Certificat de Capacité. Mercredi après-midi, nous lui avons donné un avis favorable en sous-commission faune sauvage captive, et ce à l’unanimité, pour la qualité de ses prestations, ainsi que pour sa longue expérience et ses connaissances professionnelles approfondies dans ce domaine.

 

C’est d’ailleurs après cette séance qu’il m’a fait part de l’amitié qui vous liait et du boulot que vous faisiez au Congo. Tout ça à cause ou grâce à un python des forêts humides de la belle région que nous connaissons tous les deux.

 

J’ai réussi à télécharger Google Earth sur vos conseils dans votre premier message et cela m’a d’ailleurs permis tous ces derniers jours de « retourner » faire un tour sur les lieux de mes aventures en brousse du Cameroun et du Congo, mais aussi de mes diverses expéditions les plus reculées dans de nombreux pays (Mexique, Salvador, USA, Australie, Emirats, désert libyen, etc). C’est vraiment quelque chose de magique. D’autant qu’en 1987, lors de mes dernières vacances en poste au Congo justement, j’avais fait un stage de 2 semaines au CNES (Centre National des Etudes Spatiales) à Toulouse de perfectionnement à l’interprétation des images satellites de la terre, SPOT 1 à cette époque, qui permettait déjà un résolution au sol de 10 mètres, ce qui était une prouesse par rapport aux satellites américains !!!

 

Bon, je vais essayer d’insister pour continuer cette conversation par e-mail, afin d’éviter nos histoires aux gens que ça n’intéresse pas vraiment, mais avec tous ces plantages, c’est de plus en plus dur. Je le répète : vive l’électronique !!!

 

A bientôt, je l’espère.

 

Bien cordialement,

 

Bruno GATTOLIN

 

PS : bravo également pour les photos de léopard en forêts, ce qui n’est pas évident…

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Voici le serpent :

 

En prime, je vous file les meilleures photos d'une panthère qui nous a fait le plaisir de poser comme si de rien n'était à 5m de notre voiture sur le bord de la piste... Je ne sais pas si c'est vraiment dangereux d'être assis sur le bord de la fenêtre de la portière à un bond de ces bestioles, je pense même que si elle l'avait voulu, elle nous l'aurait fait bien regretter...

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