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B.A.B.A bien débuter dans l'élevage des mygales


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30 réponses à ce sujet

#1 OFFLINE   Bullsnake

Bullsnake

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Posté 27 mars 2007 - 00:48

B-A-BA du bien débuter dans le maintient en captivité et l’élevage des mygales

Préambule

Ceci est une aide et un élément de réflexion en vue de l’acquisition d’une ou plusieurs mygales. Avant toute chose et toute explication il faut que vous vous demandiez si vous êtes capable d'accueillir un tel animal chez vous, sachant que si les conditions de maintenance peuvent s’avérer faciles, une mygale n’est pas un NAC. Elle n’apprécie pas d’être manipulée, peut avoir des réactions imprévisibles même chez les espèces dites dociles, est dotée de moyens dissuasifs vis-à-vis des manipulations en dehors du risques potentiel de morsure (poils urticants chez une majorité des terricoles sud-américaines). Pour finir une mygale n’a aucune affection, ni considération envers son soigneur. N’espérez aucune interaction avec elle, le seul endroit où elle sera tranquille et où vous pourrez pleinement en profiter sera son terrarium et pas sur vos mains ou vos avant-bras.

Les espèces pour débuter

Le choix des espèces présentées ci-dessous a été fait selon les principaux critères qui sont leur disponibilité auprès des éleveurs, leur facilité de maintient, et à quelques exceptions prés leur coût.

Les espèces les plus calmes (ce qui ne veut pas dire docile, entendons nous bien !) :

- Brachypelma albopilosum

- Brachypelma smithi

- Brachypelma bohemei

- Brachypelma emilia

- Brachypelma auratum

- Brachypelma Klaasi

- Brachypelma vagans

- Grammostola rosea

- Avicularia avicularia


Ce terme « d’espèces calmes » constitue un caractère général. Comme chez beaucoup d’autres espèces animales, on peut observer une grande versatilité au niveau du caractère et du comportement d’un individu à l’autre. Il faut notamment se méfier particulièrement des mâles qui ont tendance, y compris chez les espèces citées ci-dessus, à avoir un comportement plus belliqueux, notamment lors des accouplements.

Un des principaux points négatif de ces espèces est leur tendance à bombarder (projection de soies urticantes se trouvant sur la partie postérieure de l’abdomen à l’aide des pattes arrières), notamment B. emilia. Il faut donc intervenir avec calme lors des interventions (transfert, élimination de déchets) de manière à éviter tout stress qui pourrait induire ce phénomène. A noter qu’une pulvérisation rapide d’eau dans le terra permet de plaquer une majorité des soies projetées avant qu’elle ne rentre en contact avec la peau, ou pire les yeux et les narines.

Les espèces plus nerveuses mais toujours adaptées aux débutants :

Par rapport aux espèces citées précédemment celles-ci possèdent un caractère bien trempé, elles fuiront rapidement, et/ou n’hésiteront pas à faire face ou à mordre tout ce qu’elles considéreront comme un adversaire à mettre en déroute.
Elles restent néanmoins adaptées à un éleveur débutant car bien qu’étant plus nerveuses, elles ne possèdent pas la rapidité et l’agressivité de certaines asiatiques ou africaines, prennent généralement une posture de garde avant de mordre, de plus la toxicité de leur venin est moindre et n’amène pas à priori de complications graves. Elles constituent également un bon moyen de se dissuader de toute manipulation sans pour autant se faire de grosses frayeurs.

- Lasiodora difficilis

- Lasiodora parahybana

- Lasiodora klugi

- Nandhu chromatus

- Nandhu colloratovilosum

- Acanthoscurria geniculata (+ autres espèces de ce genre, hormis antillensis)

- Aphonopelma seemani (+ autres espèces de ce genre)

- Chromatopelma cyanopubescens

- Lasiodorides striatus (+ autres espèce de ce genre)

- Holothele incei

- Davus faciatus

- Avicularia versicolor


Quelque soit votre choix, préférez toujours le né en captivité (NC) aux spécimens importés (import), et les spécimens jeunes aux adultes (plaisir de voir grandir, prix moins important, âge sûr de la bête). Ainsi vous encouragerez entre autre, la reproduction en captivité qui constitue un frein à l’importation et à son cortège d’abominations (capture à l’essence pour certaines espèces, conditionnements déplorables des animaux transportés associés à une mortalité importante, impacts désastreux sur les populations locales de teraphosidae).

Un lien pour des fiches d’élevage concernant ces espèces (et beaucoup d’autres….) :

http://www.cyriocosmus.fr/

Au risque de me répéter, le transfert des animaux ne doit pas se faire à main nues mais en s'aidant de baquettes et de boites avec fermeture par couvercle. Les deux techniques généralement employées consistent soit à faire rentrer la mygales dans la boite à l'aide des baguettes puis à refermer le tout, soit à placer la boite sur la mygale et à faire glisser le couvercle en dessous. Dans les deux cas, faire attention à ne pas coincer de pattes en fermant la boite.

Eléments succincts de biologie

Taxonomie

On note le nom de genre avec une majuscule, l'espèce et la sous-espèce sans majuscule, le tout en italique

ex: Brachypelma albopilosa

L'ouïe

Les mygales n'ont aucun appareil auditif, elles sont sourdes mais très sensibles aux vibrations qu’elles perçoivent grâce aux poils présents sur leur exosquelette (ou trichobotries) et également par les réseaux de fils de soies qu’elles tissent aux abords de leurs terriers.

La vue

Les mygales sont quasiment aveugles. Les ocelles présentes au niveau de l’aire oculaire n’ont pour principale fonction que de faire la différence entre le jour et la nuit.

L'odorat

Sens très peu étudié chez les téraphosidae, il ne semble pas être d’une grande importance dans l’activité trophique des animaux. Il est néanmoins présent car il permet notamment au mâle, lors de la reproduction, de capter les phéromones émises par la femelle prête à l’accouplement.

La mue

Quand une mygale grandit, elle est obligée de se séparer de son ancien exosquelette rigide. Au fur et à mesure que la mygale s’approche de sa futur mue, il est possible d’observer des signes avant coureur (changement de coloration de l’exosquelette (très progressif), noircissement au niveau des partie de l’abdomen ayant été dénudées suite à des bombardements, sortie de la partie basale des chélicère, consommation plus importante d’eau, baisse de l’appétit, activité plus réduite).

Pendant la mue il faut principalement augmenter l'humidité du terrarium et laisser la mygale tranquille.

Voici un lien montrant comment se déroule le processus :

http://www.le-monde-... ... hp?t=55809

Les stades de croissance

Le passage d’un stade de croissance au stade supérieur se fait par l’intermédiaire de la
mue. Les principaux sont :

- Larves (mygalons ayant juste éclos dans le cocon). A l’issu de ce stade, les mygalons font leur mue d’indépendance qui leur permet de passer au stade 1, puis sortent du cocon.
- Stade 1
- Stade 2
- Stade 3
- Stade 4 : c’est généralement autour de ces deux stade que les individu commence à acquérir leur livrée d’adulte, ce n’est pas une généralité cependant)
- Sub-sub adulte
- Sub-adulte : à l’issu de ce stade les mâles adultes font leur mue dite imaginale qui leur permet d’acquérir leurs organes reproducteurs, les bulbes. Ce sera d’ailleurs la dernière mue de leur existence, quoique des cas exceptionnels de mue surnuméraire aient été observés mais ce sont des cas rarissimes.
- Adulte

Durée de vie

La durée de vie moyenne d’une femelle est de 7 à 15 ans, jusqu’à 20 ans pour certaines espèces (brachypelma sp., Grammostola sp.). La durée de vie des mâles est plus réduite puisqu’elle se situe entre 1 et 2 ans grand maximum.

Différentiation des sexes


Le sexage des mygales demande un certaine pratique et un coup d’oeil qui ne s’acquiert qu’avec l’expérience. En plus des variations de coloration de l’exosquelette qui permet parfois de différencier les deux sexes, deux principaux critères sont utilisés :

L’aspect du sillon épigastrique :

- fin et partiellement recouvert d’une touffe de poil en forme de triangle chez le mâle
- beaucoup plus large et très visible chez la femelle

La présence de bulbes copulateurs chez le mâle adulte. Ces sont des organes situés au bout des pédipalpes et qui ont vaguement l’aspect de gants de boxe. En y regardant de plus prés, on peut voir qu’ils présentent une partie renflée (lieu de stockage de la semence (voir Reproduction et gestation) et une partie plus fine, le style, ressemblant à un aiguillon. Les deux sont creuses et permettent au mâle de déposer son sperme dans le sillon épigastrique de la femelle lors de l’accouplement.

Autre caractère distinctif des mâles adultes, la présence d’ergots sur la première paire de pattes (hormis chez l’espèce Teraphosa apophysis). Ces derniers servent à bloquer les chélicères de la femelle et à la soulever pour permettre au mâle d’atteindre le sillon épigastrique à l’aide de ses bulbes (voir Reproduction et gestation).

Dans des cas très rare, des individus peuvent présenté des caractères morphologiques sexuels à la fois mâles et femelles, ce sont des gynandromorphes.

Maintenance en captivité

Le terrarium

Il est bien évident que si vous faite l’acquisition de quelques mygalons Stade 1-2, vous n’allez pas les placer directement dans un terrarium de 25x25x25.

La taille du récipient doit être adapté à la taille de la mygales pour la principale raison qu’elle doit permettre un contact facilité et rapide entre les proies distribuées et la mygales(par définition assez statique) et bien sûr permettre un repérage et une observation facile de l’animal.

Voici en fonction de la taille et du stade développement des animaux, les type de contenant qui peuvent être utilisés (ceci ne constitue pas une norme, il faut aussi faire preuve de bon sens, certains individus se développant plus rapidement et ayant des proportions plus importantes que leur congénères :

- tubes de coproculture (disponibles en pharmacie) pour les individus de petites tailles
- petits pots du style « blédina »
- bocaux en verre (avec un couvercle percé de trous)
- boites à grillons
- tuperwares (avec un couvercle percé de trous)

Arrivé au stade adulte ou sub-adulte, il est alors possible de transférer la mygale dans son terrarium définitif. Pour une terricole, des dimensions de 25x25x25 sont convenables, il vous fera peut-être cependant passer à du 30x30x30, voir un peu au-dessus pour les plus grandes espèces (Lasiodora sp., Acanthoscurria sp.). Pour une arboricole, 25x25x35 sont tout à fait convenables. Préférez d’une manière générale les terrariums à ouverture en façade qui permettent de faciliter les manipulations lorsque les enceintes sont placées sur des étagères. Ils permettent également la pose facile de verrous si nécessaire. Il faudra qu’il soit équipé au moins d’une grille d’aération en façade, dessus ou derrière (grilles d’aluminium perforée, pas de grillage car les mygales ont la fâcheuse tendance à ce coincer les pattes dedans, ce qui peut causer des chute et la perte de membres).

Dans chaque cas, il faudra fournir une cachette (morceau d’écorce bouilli, tube de chêne liège, demi pot de fleurs……) adapté à la taille du terra et de l’animal. Pour la décoration vous pouvez laissez libre cours à votre imagination, mais il faut éviter tout ce qui pourrait être toxique ou blessant pour les mygales car les abdomen est très fragiles (rochers, branches acérés, plantes aux feuille rigide et piquantes (surtout pas de cactus !)).

Concernant la température, une majeure partie des mygales s’accommodent assez bien des températures d’un intérieur (éviter de descendre en dessous de 20°C). Néanmoins certaines espèces plus fragiles (aviculaires par exemple), peuvent nécessité un apport de chaleur. Dans ce cas le plus pratique est d’utiliser un câble chauffant disposé en serpentin à l’arrière du terrarium.

En tout cas, sachez que des températures un petit peu trop fraîches seront moins dommageables (du moins durant un temps) que des températures trop élevées qui peuvent s’avérer rapidement létales (donc pas de terrarium proche d’un radiateur ou exposé directement aux rayons du soleil).

Le substrat

Le substrat a utilisé en priorité lorsque l’on débute (et même par la suite) est la tourbe. Elle possède en effet une grande capacité de rétention d’eau ce qui permet d’avoir un meilleur contrôle de l’hygrométrie du terra ; de plus son acidité lui confère des propriétés bactéricides et bactériostatiques qui limitent le développement de bactéries ou de champignons, facilité dans les conditions d’hygrométrie d’un terrarium (voir ci-dessous)

L’hygrométrie

Chaque mygale doit disposer d’un abreuvoir dans son enceinte de maintient. Pour les plus jeunes stades, il n’est pas nécessaire de fournir un abreuvoir mais il faut bien veiller à ce que le substrat reste correctement humidifié car ces dernière sont très sensible au dessèchement. A partir des stades 3-4, on peut envisager de fournir un petit abreuvoir (un bouchon d’eau minérale par exemple).

Pour la plupart des mygales l’hygrométrie du terra devra être comprise entre 70% et 80% (Attention certaine espèce telle que certaine Brachypelma doivent être maintenues dans un terrarium plus sec, voir les fiches d’élevage). Ceci est obtenu en humidifiant régulièrement et parcimonieusement la tourbe (ça ne doit pas être de la gadoue) sur une portion du terrarium (généralement 1/3 à 1/2).

Les mygales doivent en effet bénéficier d’une zone sèche et d’une zone plus humide

En période de mue, il faut veiller à ce que l’hygrométrie soit adéquate et il est même conseiller de l’augmenter légèrement afin de faciliter la sortie de la mygale de son ancien exosquelette.

Les repas

Les mygales étant principalement insectivores, le choix du type de proie est assez large (drosophiles, criquet, grillons, blattes, cétoines). Il y a cependant trois règles à respecter :

- La taille des proies doit être adaptée à celle de la mygale
- Ne pas donné d’insectes venant de l’extérieur vu la contamination possible par des pesticides
- Ne pas laisser une proie non consommé plus de 48 à 72 heures dans le terra. Une blatte affolée peut en effet perturber la mygale si celle-ci commence une mue. De plus dans le cas des grillons, ils peuvent très bien grignoter une mygale qui a fraîchement mué et dont l’exosquelette est encore assez tendre, ou s’attaquer à un cocon

Le repas d’une mygale est assez fascinant. Après avoir saisi et tué la proie la mygale la broie à l’aide de ses crocs et la dépose régulièrement sur le sol pour la recouvrir de soie. L’objectif pour elle étant d’obtenir une boulette compacte. Une fois cette étape accomplie, elle porte la boulette à sa bouche (ou labium) et aspire les fluides de la proie.
Après le repas, il ne reste qu’une petite boulette de chitine qu’elle ira porter dans un coin du terrarium, loin de son abri, assez souvent dans son abreuvoir.

En cas de pénurie d’insectes, sachez que vous pouvez distribué également de petits morceaux de viande rouge, ou des rosés et blanchons de souries. Seulement cela ne doit rester qu’anecdotique car ces aliments sont très riches en protéines et peuvent à terme entraîner des problème de surcharge pondérale.

Fréquence des repas

La fréquence diminue avec l'âge, on considère que deux fois par semaine est une moyenne correcte pour les mygalons jusqu'à arriver à une fois tous les 15jours / 3 semaines voir 1 mois chez une mygales adulte. La règle est qu’il vaut mieux ne pas trop nourrir, l’activité des mygales étant très réduite dans leur terrarium.

Hygiène et soins

L’entretien du terrarium est somme toute sommaire, mais doit être fait régulièrement :

- élimination des restes des repas
- élimination de la tourbe souillée par les déjections
- nettoyage de l’abreuvoir et renouvellement de l’eau (de préférence déchlorée), surtout si elle a reçu des restes de repas
- nettoyage de la vitre frontale du terrarium pour une meilleure observation. Eviter cependant d’enlever systématiquement les toiles sur les vitres latérales, elles permettent à la mygales d’avoir une bonne perception de son environnement.
- Une fois par an, nettoyer complètement le terra et les accessoire à l’eau chaude, changer le substrat.

Les accidents les plus fréquents sont liés à des chutes et à l’éclatement de l’abdomen, ce qui est facilité dans le cas de mygales obèses et trop nourries. Si la zone touchée est trop importante il n’y aura malheureusement plus rien à faire car la perte d’hémolymphe tuera rapidement la mygale. Si la zone touchée est plus réduite, il est possible de stopper l’épanchement d’hémolymphe en appliquant sur la coupure un morceau de papier à cigarette.

Dans le cas d’un membre brisé ou de plaies sur le céphalothorax, il est possible d’appliquer du carbonate de calcium en poudre. Ce dernier stoppe également l’épanchement d’hémolymphe, hâte la cicatrisation et permet pas conséquent une meilleur régénération du membre lors des mues ultérieures (un des avantages des mygales).

En dehors de ça, le maintient d’une bonne hygiène dans le terrarium vous permettra d’éviter l’apparition de pathologies de types phongiques, bactériennes. Il existe également des problèmes liés aux nématodes ou à certaines variétés d’acariens, mais il sont plus le fait d’individus de capture, encore une bonne raison de favorisé l’acquisition de mygales nées en captivité.

Il est bien sûr entendu que l’acquisition d’une mygale vous obligera à proscrire tout usage d’insecticides, encens et essence naturelles (notamment ceux à base de cèdre).

Notions sur la reproduction

Age des reproducteurs

Variables selon la vitesse de développement des individus, qui dépends des conditions de maintient (température, nourriture). Pour les espèces à croissance rapide il est possible d’obtenir des individus sexuellement matures en 3 ans mais cela peut aller jusqu’à 10 ans pour des espèces à croissance lentes (Grammostola). Pour évaluer la capacité de reproduction des femelle, on ne peut que se fier à l’âge et à la taille des individus, pour les mâles les signes distinctifs évoqués précédemment sont sans équivoque.

Préparation des géniteurs

Pour pouvoir s’accoupler le mâle doit avoir construit une toile spermatique. C’est une toile ressemblant à un sac de couchage. Le mâle rentre dedans en se mettant sur le dos et émet une goutte de sperme par le biais de son sillon épigastrique. Il remonte ensuite sur la toile et rempli ces bulbes de spermes en les trempant dans la goutte qu’il vient de déposer.

La femelle doit quand à elle est bien nourrie afin d’éviter qu’elle n’attaque le mâle, il est conseiller de lui distribuer des proies ad libitum, une à deux semaine avant l’accouplement jusqu’au refus complet. De plus il ne sert à rien d’accoupler une femelle qui risque muer pendant la gestation, car la spermathèque (réceptacle de la semence du mâle), est éliminer avec l’ancien exosquelette durant la mue.

L'accouplement

Il comprend deux phases :

- La parade nuptiale : dés que le mâle est introduit dans le terrarium de la femelle et à pris perception de sa présence il entame une parade constituer de tremblements du corps et des pattes. Si la femelle est réceptive, elle sort de sa cachette et lui réponds en martelant bruyamment le substrat ou les parois du terrarium à l’aide de ses pédipalpes et de se première paire de pattes. Si le mâle est en confiance, il s’approche prudemment de la femelle, lui effleure et tapote doucement les pédipalpes et les pattes. Se tenir prêt à intervenir (avec baguettes et boites) à ce moment car c’est généralement à ce moment où la femelle peut se décider à attaquer le mâle, si elle n’est pas prête. Si la femelle consent à l’accouplement, elle se redresse et ouvre largement ses chélicères.

- L'accouplement : le mâle se place sous la femelle et bloque ses chélicères à l’aide des ergots de sa première paire de pattes, ce qui lui permet de soulever son céphalothorax et d’atteindre plus facilement son sillon épigastrique. Il introduit ensuite ses bulbes dans le sillon épigastrique de la femelle et là tire vers elle, ce qui la cambre, ouvre son sillon épigastrique et qui facilite l’expulsion de la semence dans la spermathèque.

Après l’accouplement, le mâle à tendance à fuir rapidement, attention car la femelle peut décider de l’attaquer à ce moment là également. Il convient de le récupérer rapidement. D’une manière générale, se méfier des mâles lors des accouplements, vu les risques qu’ils encourent ils ont tendance à être sur la défensive et à mordre facilement.

La ponte et l’incubation:

Pendant la période de gestation l’opistosome (ou abdomen) de la femelle va grossier et son appétit va également augmenter. Après cette période (3 à 6 mois en moyenne, parfois jusqu’à 1 an) la femelle va pondre ses œufs. Elle commence par tisser une large toile, ponds ses œufs et referme le tout comme un baluchon. Après commence l’incubation, période durant laquelle la mygale maintient le cocon juste au-dessus du sol à l’aide de ses crocs et le fait régulièrement tourner pour que les œufs bénéficient tous d’une température et d’une hygrométrie équivalente et évite qu’ils se tassent.

Durant cette période vous pourrez nourrir la femelle de temps à autre, elle capturera les proies et reviendra les consommer auprès du cocon.

Les femelles de certaines espèces peuvent parfois dévorer leur cocon, il est alors possible de prévenir cela en incubant artificiellement les œufs. Néanmoins considérant que ce document s’adresse à des néophytes, nous n’aborderons pas ces techniques plus avancées. Les mères savent très bien s’occuper de leur progéniture et faire en sorte qu’un maximum d’œufs arrive à terme.

En cours d’incubation vous pourrez examiner le cocon en le retirant à la mère (la distraire avec une proie ou une baguette). A condition d’être un minimum précautionneux (néanmoins l’enveloppe parcheminée du cocon est assez résistante) vous pourrez le faire rouler sur la paume de votre main en sentir la masse d’œufs. Si vous sentez des mouvement c’est que les œufs ont commencé à éclore libérant les larves. Vous le redonnerez ensuite à la mère qui le récupèrera. Au bout d’un certain temps le cocon se déchirera libérant de petits mygalons stade1. Si vous présentez un problème à ce niveau là, il est toujours possible pratiquer une légère incision qui facilitera la sorti des jeunes, mais en règle générale laisser faire la nature car l'intérieur du cocon est environnement stérile. Vous pouvez les individualiser en piluliers à partir de ce moment là pour limiter tout cannibalisme.

Malgré tous ses soins, vous obtiendrez peut-être parfois des cocons stériles, ou des cocons dans lesquels la majorité des œufs auront dépéris. Cela peut arriver sans que vous conditions de maintient ne soit réellement en cause.

Législation

Les mygales étant des arthropodes venimeux leur détention est soumises à l’obtention du Certificat De Capacité et à de L’Autoristation d’Ouverture d’Etablissement à partir de 1 spécimen depuis le décret d’application du 30 juin 2006.

Textes de lois faisant référence :

http://www.legifranc... ... cod=15167#


De plus certaines espèces telles que les mygales du genre Brachypelma sp. sont listées en annexe 2 de la Convention de Washington et donc soumises aux CITES.

http://www.legifranc... ... N0430297A#

Dernier point : Ce document porte bien son nom ce n'est qu'un B.A.B.A qui n'apporte que des bases, donc si vous vouler vous épanouir dans votre nouveau hobby, acquérir des connaissances, élever de nouvelles espèces surfez sur le net, fréquentez un maximum de forums (dont celui-là bien sûr :lol: ), croisez les expériences et les connaissance de chacun, faîtes des expérience à votre niveau, passez du temps à observer vos animaux et mettez sur papier ce que vous observez, c'est la seule façon de progresser, comme dans toute pratique térrariophile.

Niko.
"%20alt=

#2 OFFLINE   razor

razor

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Posté 27 mars 2007 - 06:59

bah y a eu 2 b a ba mais le tien est un peu plus complèt :shock: , non c'est très bien :)
0-0-2 physignatus coccincinus
1-1-0 python régius
1-0-0 lampropeltis g. californae
0-0-1 pogonas vitticeps
1-1-0 gecko tokay
1-0-0 BCI hogg island

#3 OFFLINE   bidou

bidou

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Posté 27 mars 2007 - 08:04

Je pense que tu as fait là un bon post pour les débutant :wink: qui regroupent les questions les plus fréquentes poser sur différent forum par ce qui veulent acquérir leurs première mygales.Par contre le bon taxon de Brazilopelma colloratovilosum n'est il pas Nandhu colloratovilosum. :wink: en gros rien a dire c'est nicquel.

#4 Guest_Taipan_*

Guest_Taipan_*
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Posté 27 mars 2007 - 09:28

Taxonomie

On note le nom de genre avec une majuscule, l'espèce et la sous-espèce sans majuscule, le tout en italique

ex: Brachypelma albopilosa


tu as oublié l'italique :-D

#5 OFFLINE   Bullsnake

Bullsnake

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Posté 27 mars 2007 - 11:48

Put....in, si c'est pas la boulette là. :oops:
"%20alt=

#6 OFFLINE   kellycinco

kellycinco

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Posté 27 mars 2007 - 21:19

Je ne suis pas d'accord sur un truc le passage du stade 5 au sub adulte n'est pas valable que pour peu d espèces. On dira que ce stade est quand la mygale est mature sexuellement mais n'ayant pas atteint sa taille adulte.

sinon joli travail nico, C'est une base pour tout les nouveaux eleveurs qui devrait savoir cela sur le bout des doigts!! après on peux apronfondir certains points si tu veux, les différents type d'ocelle etc.....

#7 OFFLINE   Bullsnake

Bullsnake

    Casseur de 11.56

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Posté 27 mars 2007 - 23:43

Merci Seb, pour tes critiques, je ferais les corrections en conséquence. En fait je ne voudrais pas trop rentrer dans les détails anatomiques mais c'est vrai que quelques photos ou schèma légendés (face ventrale, dorsale, sillon épigastrique, ergot et bulbes des mâles seraient les bienvenus), je ne sais pas si tu as ça en stock, si oui ça pourrait être un bon apport (dans le respect de la propriété intellectuelle des document biensur).

Niko.
"%20alt=

#8 OFFLINE   Calagan

Calagan

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Posté 03 avril 2007 - 22:32

Le bon taxon pour Brachypelmides Klaasi est Brachypelma Klaasi :wink:

#9 OFFLINE   hiflyingboy

hiflyingboy

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Posté 06 avril 2007 - 13:48

faudrais mettre ce thread en sticky, ça serais dommage qu'il se perde dans les profondeurs du forum...

#10 OFFLINE   SNCrack

SNCrack

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Posté 13 août 2007 - 13:48

Voulant aquerir une Mygale bientot, je trouve ce Tuto bien fait, explicite afin de bien s'occuper de ces magnifiques Bebetes :wink: Merci pour toutes ces explications :P Nickel Chrome .... enfin un Forum Interessant. :D

Adulescent de 38 ans :eek:


#11 OFFLINE   nils.raphael

nils.raphael

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Posté 27 janvier 2009 - 12:57

voila votre B A BA est super bien monté et regroupe toute les bases que j'ai pu lire durant ma recherche d'info pour ma future mygale
fasciné depuis longtemps ayant eu deja des scorpions pandinus imperator et des mygales camerounaises (trouvées dans les plantations dhevea) pendant mon adolescence en afrique :D
de retour en france j'apprend l'existence du certificat de capacité :shock: et en me renseignant j'apprend qu'il faut posseder des reptiles depuis plus de trois ans pour pouvoir le passer!!
quelqu'un pourrait'il m'eclairer?
et existe-t-il des mygales qui ne sont pas soumises au certificat de capacité?
bien a vous
raph

En ce moment: un python regius, un nephila clavipe(araignée tropicale produisant des toiles immenses)

#12 OFFLINE   rissou_zion

rissou_zion

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Posté 28 janvier 2009 - 06:47

CDC pour toutes les myagles... mais pour avoir un CDC pour les mygales, pas besoin d'avoir eu des reptiles. Mais un barème d'experience est fixé en fonction de tes qualifications :wink:

#13 OFFLINE   paulinep36360

paulinep36360

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Posté 03 avril 2009 - 11:02

j'aimerais avoir plus de renseignement sur les mygales africaine de type arboricole comment les elevés ...

#14 OFFLINE   Bullsnake

Bullsnake

    Casseur de 11.56

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Posté 10 avril 2009 - 12:25

Comme les autres dans les grandes lignes, il y a néanmoins certaines subtilités (hygromètrie plus basse).

Par contre, j'espère que tu as un peu d'expérience parce que là tu t'attaques à de l'ultra speed, trés agressif, et méchant au niveau venin...
"%20alt=

#15 OFFLINE   michael1465

michael1465

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Posté 01 août 2009 - 18:47

Je trouve se poste vrémment intèrèsent et bien espliqué merci :-D

#16 OFFLINE   Poilus

Poilus

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Posté 12 novembre 2009 - 05:05

Salut,

Sans cdc, sans expérience, les genres Stromatopelma et Heteroscodra (mygales Africaines arboricoles) ou encore pterinochilus (considéré comme semi-arboricole par certains)...tu oublis de suite.

contente toi de les regarder en images.

Venin neurotoxique particulièrement dangereux chez l'homme, nombreux cas d'envenimation dans les plantations chez les enfants et les adultes, cas de coma en Allemagne par morsure d'un mâle de Stromatopelma, odème pulmonère en complication.

Imprévisible, ingérable sans recul, discrète en térrarium...laisse celà aux personnes expérimentés.

meme en étant prudent, les risques peuvent survenire, celà arrive plus souvent que l'on crois, la plupart du temps sans incident, jusqu'au jour où...

Songe plutôt aux Aviculaire type metallica, versicolor.visible, belle, sans danger particulier sauf allergies et femmes enceintes en cas d'envenimation .Les poils urticants sont plus gênant, mais pas mortelle.

P

#17 OFFLINE   Romu666

Romu666

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Posté 04 mars 2010 - 13:49

Bonjour,
Etant fan des brachypelma :love: et comme j'aimerais bien commencer un elevage; jaurais une question est-ce possible de faire accoupler une bachypelma emilia avec une smithi??? :?:

Merci

#18 OFFLINE   rissou_zion

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Posté 04 mars 2010 - 14:12

Bonjour,
Etant fan des brachypelma :love: et comme j'aimerais bien commencer un elevage; jaurais une question est-ce possible de faire accoupler une bachypelma emilia avec une smithi??? :?:

Merci



Non.

#19 OFFLINE   Romu666

Romu666

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Posté 05 mars 2010 - 11:08

Ah ok,

Sure? parce qu'on ma dit que c'étais possible...

je me disais que ca ferais un bon melange quand même mais si ca marche pas j'ai pas trop envie de perdre mon male. :cry:

#20 OFFLINE   rissou_zion

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Posté 07 mars 2010 - 18:13

Et tu feras quoi de tes jeunes si tu en as ?
Tu vas les vendre sous quel taxon ?
Faut pas faire n'importe quoi, les Brachypelma sp. sont en annexe II de la convention de Washington, cela signifie que l'espèce connait des restriction de leur commerce donc les populations sauvages doivent connaitre des problèmes quant à leur conservation.
Déjà avec les autres animaux, faire des hybrides est une bêtise mais alors avec des espèces protégées... :roll:

L'hybridation n'apporte rien, si ce n'est foutre le bordel dans la taxonomie des espèces en captivité qui n'est déjà pas toujours très simple.

Le repro de Brachypelma sp. n'est pas toujours évidente et peut d'éleveurs s'y tente en raison du nombre et de la taille des jeunes. Si tu veux faire de la repro, fais la bien.

a+




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